Malgré nos craintes pour 2009, super les Fazis continuent ! Catherine Garnier a trouvé un lieu en Suisse Romande à Arolla. Tous les quatre nous sommes contents de pouvoir encore une fois retrouver cette « extension familiale » que représente à nos yeux l’association. Le lieu change mais l’esprit demeure. Partis de Montpellier on accoste, après quelques erreurs de navigation, au chalet. Accrochés à flanc de montagne, à 2000 mètres, entourés de sommets, la vue sur pas moins de trois glaciers magnifiques. Un espace devant va nous permettre, une fois les voitures dégagées, d’installer quelques tables et d’offrir aux enfants un espace de vie à l’extérieur. Au-dessus, un chalet plus massif nous surplombe. Il va permettre à quatre célibataires de partager un réduit et aux enfants de disposer d’une salle de jeux.

Plan en main, nous cherchons notre chambre. Bonne pioche : salle de bains et toilettes privatives, situation en retrait par rapport à la masse et balcon d’une trentaine de mètres carrés. Au fil de la journée, chacun occupe l’espace qui lui est attribué. Exiguïté pour certains, promiscuité pour d’autres, et confort pour les plus chanceux.

Très vite les réflexes reviennent, les commissions s’organisent, le programme des menus et des ballades prend forme. L’environnement riche de possibilités va permettre aux casaniers de vadrouiller dans les environs proches, aux petits randonneurs de retrouver le souffle, aux montagnards de se coltiner de beaux dénivelés, et aux amoureux de sensations de grimper des glaciers. Dans un même lieu il y en a pour tous les goûts, tous les âges, et toutes les capacités. Trois à quatre niveaux de ballades sont proposés chaque jour et le groupe étant ouvert d’esprit certains, comme Agnès, peuvent partir en autonomie. Chapeau ! Levée à 7h, elle part pour 1800 mètres de dénivelé, atteint le refuge, et dès le lendemain 3h30, attaque la Dent Blanche qui culmine à 4300 mètres.

De leur côté, usage oblige, les enfants concoctent un spectacle de fin de séjour. Eh oui, qu’on le veuille ou pas, le temps court et il faut déjà penser à remettre le lieu en état, à plier nos cliques et nos claques. Promis, si l’an prochain le permet, Arolla tu nous reverras.

Djaffar (40 ans, pas plus)

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